La lumière de septembre sur sa manche

quand les combats étaient terminés depuis trois ans. Il n’a jamais tiré sur personne. Il a monté des tentes, réparé des génératrices, gardé une clôture. Il a vu des enfants pieds nus en janvier, et une vieille femme accroupie dans un champ brûlé, qui triait des morceaux de tôle.
Il ne dit jamais qu’il a fait la guerre. Quand les gens le supposent, il corrige, doucement : « Non, non. J’suis arrivé après. » Il y a une fierté là-dedans, mais elle est étroite, précise, honnête — la fierté d’avoir servi sans jamais s’en